Extérieur et intérieur

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Nous avons pris l’habitude de considérer qu’il y a un dedans et un dehors que nous pouvons voir et sur lequel nous avons un certain pouvoir… En restant identifiés à cette croyance, nous créons l’illusion d’un extérieur et d’un intérieur distincts.
Nous croyions que nos pensées sont à l’intérieur de nous, qu’elles nous appartiennent, que c’est grâce à elles que nous décidons des actions à faire ou à ne pas faire dans un monde à l’extérieur de nous, bien qu’elle jaillisse spontanément nous avons l’impression de choisir notre réponse, et de mesurer nos actions.

Nous essayions ainsi de faire coïncider le Monde avec notre monde intérieur… nos désirs, nos espoirs, nos craintes, nos peurs, nos calculs, nos souffrances colorent et voilent fatalement notre relation avec le Monde direct, immédiat, tel qu’il est…

Le Monde dont nous prenons conscience arrive d’un instant à l’autre sans discontinuité… cela apparaît en nous, le paysage a peut-être changé, la vision vue ou ressentie est peut-être différent, mais le fait d’apparaitre, d’arriver est constant, continu, sans début ni fin, l’apparaissant EST LÀ PERPÉTUELLEMENT ! CELA ARRIVE ÉTERNELLEMENT !
Voilà ce dont nous faisons partie, ce que nous sommes, nous sommes ce qui apparaît, cette danse, cette création concrète, constante, et vivante ! Nous sommes cette Vivante continuité !
La Nature UNE apparaît… en formes infinies ni extérieures ni intérieures… quelle Merveille !

Le Monde et notre monde apparaissent simultanément… ainsi en focalisant notre attention sur l’idée d’un moi, nous nous réduisons à ce que notre pensée en déduit, en pense… en écoutant, en alimentant cette pensée nous ne voyons pas l’unicité vivante de l’Être, et l’unité déjà présente que nous sommes, nous nous divisons nous-mêmes en un moi « dans » un monde qui peut devenir heureux ou hostile !
Cela ne marche pas comme ça… il nous manque toujours quelque chose… nous sommes insatisfaits, malheureux et en perpétuelle quête d’unité !

Il y a une intelligence propre à la Vérité, avec une Sagesse qui agit en nous, nous connaissons cet espace lorsque nous nous laissons toucher par la beauté de la Réalité entrevue, par la justesse d’une situation subitement dénouée, c’est alors l’Amour que l’on goûte… une joie nous étreint, l’instant semble s’immobiliser… la confiance nous est naturelle…
Osons nous abandonner à cette constance… osons oublier notre incertitude en laissant l’intuition du coeur nous guider, laissons notre aspiration nous porter, laissons la Vérité et la confiance nous rejoindre sans l’interférence de toutes nos pensées asphyxiantes, nous n’aspirons qu’à lâcher notre référentiel imaginaire pour être en contact direct avec la vie !

Ce ne sont que des idées de doutes qui nous crispent et nous isolent… nous pouvons vivre détendus… goûtant cet inqualifiable bonheur d’être simplement là, ouvert, sans extérieur ni intérieur… tranquille, réalisant que nous demeurons juste ICI !

Voir aussi dans journal de Denis Marie « Franchir la barrière conceptuelle »
et dans Mystique Présentement » S’abandonner à notre Nature «

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